Pourquoi monte-t-on toujours à cheval ?
April 24, 2018

Le cheval, guérisseur de l’homme…

 
Pour mon 1er article de blog, je souhaite rebondir sur une phrase que je lis souvent, qui pourtant me dérange.
Le cheval, « miroir » de l’homme, Le cheval, « guérisseur de l’homme ».

Qui s’occupe de savoir si le cheval est disposé à guérir l’homme ? et quelles en sont les conséquences pour lui ?

La thérapie accompagnée par le cheval montre ses bienfaits et fait ses preuves depuis de nombreuses années. Cet article ne vise certainement pas à critiquer ce type de thérapie, mais plutôt à replacer dans le contexte l’utilisation du cheval.

Lorsque l’on sait que le cheval ressent les émotions et peut vivre en empathie avec l’homme, n’est il pas dérangeant de destiner un cheval à ce quotidien de thérapeute ?

Nous savons que nos propres thérapeutes « humains » doivent aujourd’hui se faire superviser pour pouvoir exercer. Pour quelle raison ? pour travailler sur l’écho que des séances ont pu faire en eux avec leurs patients, ou pour travailler sur leur propres problématiques. Et bien à mon sens, il devrait en être de même pour les chevaux.

Se demande-t-on si le cheval thérapeute est prêt à travailler, ou j’irais plus loin : à travailler avec telle ou telle personne ?
A ma connaissance, cette question n’est pas posée et pourtant…
Comment savoir ce que le cheval ressent après une séance de thérapie ?
Je suis intimement convaincue que certains chevaux sont prêts et faits pour cela, mais ce n’est pas le cas de tous les chevaux. Les choisissons-nous en conséquence ?

Aussi les personnes qui « utilisent » leur cheval pour faire de la thérapie à leur propre insu, ou qui au quotidien se projettent dans leur cheval sans se demander si cela a une incidence sur ce dernier, n’est-ce pas individualiste ?

Amener un cheval à soigner ou à faire miroir de la personne en face n’ est pas un problème en soi, ce qui est dérangeant c’est le fait de soigner l’être humain et de laisser pour compte le cheval une fois la séance terminée en pensant que cela ne lui posera pas de problème.

Un cheval vit et ressent des émotions.
A mon sens, si on ne lui demande pas sa validation, si on ne le considère pas dans le binôme, il ne sera pas au maximum de ses capacités et donnera non par choix, mais par obligation.
Je reconnais qu’il faut une forme d’ouverture d’esprit pour aller dans ce sens, mais aujourd’hui, le courant ouvre cet esprit et je pense que nous sommes prêts à se poser ces questions, alors, plutôt d’employer le cheval, « guérisseur de l’homme », transformons plutôt cette phrase en « cheval, apprends-moi qui je suis, j’ouvrirai mon cœur pour t’apporter l’écoute que tu mérites, et qui sera à ma portée »